Fight Club
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Re: Fight Club
C'est pareil si tu fait un film. Tu le finit en pensant qu'il est irréprochable (de ton point de vue en tout cas) puis tu te rend compte que certain ne sont pas d'accord avec certains choix artistiques ou scénaristiques, etc....
C'est pour ça que pour moi il n'y a pas LE meilleur film de tout les temps mais bien LES meilleurs films de tout les temps, et encore...C'est selon chacun...
C'est pour ça que pour moi il n'y a pas LE meilleur film de tout les temps mais bien LES meilleurs films de tout les temps, et encore...C'est selon chacun...
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"Spielberg est un humaniste qui ne croit plus en l'homme" Jean-Pierre Godard

Alegas- Nombre de messages: 557
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Localisation: Nantes
Date d'inscription: 15/12/2007
Re: Fight Club
Mmh... Bah tu vois quand je finis un film, pour ma part, je ne le trouve pas irréprochable. Au contraire, je suis le premier à y voir les défauts, que les autres ne relèvent même parfois pas. Puis y a d'autres défauts que les autres me montrent. En tout cas je n'ai jamais été pleinement satisfait par un de mes films. Même les plus récents que je fais plus sérieusement. Même si ils sont pas finits, je vois déjà de grosses imperfections.
Y a toujours mieux, c'est ma devise. Même si y a aussi toujours pire.
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L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe.

Thibaut- Modérateur
- Nombre de messages: 544
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Localisation: Rennes
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Re: Fight Club
Belle devise...J'aime bien.
Elle pousse à faire mieux sans pour autant se décourager...
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Alegas- Nombre de messages: 557
Age: 18
Localisation: Nantes
Date d'inscription: 15/12/2007
Re: Fight Club
C'est un tic un peu embettant parce que avec cet esprit là qui est très utile je te l'accorde mais on est jamais vraiment satisfait et je me demande si ce serait pas mieux un jour de se dire bon d'accord y a mieux mais je suis content de moi 

Timothée- Nombre de messages: 248
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Localisation: Questembert
Date d'inscription: 18/12/2007
Re: Fight Club
Oui pourquoi mais autant faire de son mieux possible pour ne pas dire aprés "Merde j'aurais du faire ça".

Vincent- Nombre de messages: 519
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Localisation: Rennes
Date d'inscription: 12/11/2007
Re: Fight Club
Ouais voilà ça c'est un bon état d'esprit 

Timothée- Nombre de messages: 248
Age: 17
Localisation: Questembert
Date d'inscription: 18/12/2007
Re: Fight Club
Que de superlatifs dans la critique.
Pour moi d'ailleurs c'est plus une présentation qu'une critique, tu présentes le réalisateur, les acteur, leur vie antérieur , postérieur... c'est très bien mais on rentre jamais ou que trop rarement dans le propos concret du film.
Et certes Alegas, on fait une critique selon ses gouts mais c'est justement ca la difficulté d'écriture, il faut arriver à se transcender soi même pour atteindre au plus près l'objectivité.
"notr pire enemi, c'est nous" a dit un jour Mr Le Moulan...
Pour moi d'ailleurs c'est plus une présentation qu'une critique, tu présentes le réalisateur, les acteur, leur vie antérieur , postérieur... c'est très bien mais on rentre jamais ou que trop rarement dans le propos concret du film.
Et certes Alegas, on fait une critique selon ses gouts mais c'est justement ca la difficulté d'écriture, il faut arriver à se transcender soi même pour atteindre au plus près l'objectivité.
"notr pire enemi, c'est nous" a dit un jour Mr Le Moulan...
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"qui y a t-il de mieu dans la vie ? écraser ses enemis, les voir mourrir devant soi et entendre les lamentations de leur femme !"

Katarn-le-destructeur- Nombre de messages: 41
Age: 43
Localisation: Valhal
Date d'inscription: 06/12/2007

Re: Fight Club
Et paf non franchement c'est très dure de rester entierement objectif dans une critique

Timothée- Nombre de messages: 248
Age: 17
Localisation: Questembert
Date d'inscription: 18/12/2007
Re: Fight Club
Bon je viens de découvrir que Katarn, dans toute sa splendeur, a reprit quelques mots m'ayant échappé lors d'une discussion sur ce film et les a recopiés, comme un con, sur ce forum (ça devient une habitude chez lui). Je vais donc, entre deux exos de math (bac blanc oblige), aller un peu plus loin dans ma vision de ce film au lieu de laisser ces deux pauvres phrases.
Tout d'abord je tiens à te dire que ta critique est très joliment écrite! Je ne suis par contre pas tout à fait d'accord avec certains points que tu soulèves. Voila mon avis, je vais essayer de rester objectif, ma critique sera surement moins agréable à lire que la tienne je l'admet mais elle sera surtout plus expéditive:
Commençons par le scénario:
Point fort de l'œuvre, le scénario de Fight Club est la première chose sur lequel j'aimerais revenir. Le fait est que les gens retiennent du film la partie centrée sur la création du Fight club et du "projet Chaos" (yeaaaaah!), soit la collaboration entre Tyler et le personnage qu'incarne Norton or, d'après moi, de nombreux indices laissent percevoir qu'il s'agit surement plus d'une critique de ce mode de pensée que d'une mise en valeur. Je m'explique:
Déjà l'évolution de l'histoire: on sait que, généralement, toute la morale d'un film tient dans sa fin (ou du moins dans sa dernière partie) or celui ci se termine avec le personnage principal se rendant compte de la gravité de ses actes et cherchant désespérément à tout stopper. De plus on remarque que ce dernier prétend aussi à une relation amoureuse avec Marla à la fin du film. On peut donc penser que le message serait contraire à tout ce Tyler a déblatéré pendant 2h ("On est une génération d'hommes élevés par des femmes. Je ne suis pas sûr qu'une autre femme soit la solution à nos problèmes" pour le final entre autres).
De plus, la référence au nazisme est indéniable: déjà par le mode de fabrication du savon à partir de graisse humaine, par la propagande abusive "vous n'êtes pas un flocon de neige merveilleux" etc... Tyler, sorte de Führer, en vient à se créer une armée en réutilisant exactement les moyens qu'il dénonce (par exemple il critique ouvertement la publicité et réutilise ses procédés à ses fins...).
C'est par là je pense que les critiques ont jugés ce film "dangereux", car, même derrière la morale présente à la fin, les gens retiennent l'aspect destructeur et donc le film ressemble énormément à ce qu'il veut dénoncer. De la même manière que Taxi Driver (des gens ont applaudi l'acte de Travis lors de la scène finale pendant la première, ce qui attrista Scorsese et Schrader présents dans la salle), FC fut très mal compri par le public et fit ressortir le caractère anarchiste et limite fasciste de chacun -d'ailleurs de vrais Fight Club auraient étés ouverts après la sortie du film, tout comme un fan de Taxi Driver à vraiment essayer de tuer un homme politique après avoir vu le film-. Je reviendrai sur ce point à la fin...
Bon maintenant passons à ce que je reproche au film en lui même:
Le principal point que je souhaite appuyer c'est, comme dit précédemment par ce cher Katarn, le décalage énorme entre le fond et la forme du film. Le film parle d'un rejet de l'évolution actuelle de notre société et de son modèle économique, d'une sorte de retour aux sources (la sexualité bestiale est d'ailleurs très présente)... David Fincher nous livre une mise en scène bourrée d'effets numériques, de plans séquences complexes, une photos très travaillée (le glauque aussi se travaille)... Bref tout un tas d'aspects totalement contradictoires avec ce que prône le film à savoir un rejet de ces moyens justement.
Tu parles de Brad Pitt qui ruine son image de playboy alors que celle ci n'a jamais été autant stylisée (mention spéciale d'ailleurs à Jeff Cronenweth qui a superbement réussi à éclairer le corps de statue Grecque de l'acteur dans les plans de nu). Cette image est, par contre, conforme à celle que le roman original à voulu donner: celle d'un meneur charismatique (hein führer)... Bref ce qui me dérange c'est le fait que ce soit Brad Pitt, LE cover boy de ces dernières années qui nous récite des discours comme "la télé nous a tous fait croire qu'on deviendra des acteurs de cinéma, des rock star...". Je suis d'accord sur le fait que le personnage soit très intéressant mais c'est le choix de l'acteur qui me déplait (Brad Pitt n'est pas le seul acteur charismatique sur Terre) et qui me relance sur l'idée de l'incohérence et de la commercialité étouffante du projet. Tu dis qu' "il représente ici le contraire de l'idéologie hollywoodienne", au contraire on est en plein dedans! Il y longtemps que Hollywood -et Brad Pitt d'ailleurs- ont compris que l'image du blondinet jeune premier n'est plus à la mode. Ma pensée est de plus renforcée par le fait que Brad Pitt n'a absolument pas abandonné son image de playboy après le film (si il l'avait fait, encore on aurait pu y croire). Bref voila mon gros reproche à FC: on ne peut pas faire un film plus Hollywoodien. J'aurais surement beaucoup aimé ce film si je l'avais découvert dans un tout petit festival, loin de toute influence de grands studio, si j'avais découvert un film à l'image sale, sans starlettes à la noix, un film qui dérange vraiment, dont la forme est en adéquation avec ses propos mais là non.
Au final Fight Club est une oeuvre ultra commerciale (présence de stars, mise en scène à la mode, caractère anarchiste très en vogue chez le public -principalement composé de pré-ados en crise d'ailleurs-...) rejetant la commercialité, un film anticonformiste qui "voudrait remercier le jury des oscars", un film esthétique qui voulait "détruire quelque chose de beau" bref une grosse incohérence.
Il y a quand même quelque chose qui me chiffonne: pourquoi avoir changé la fin du livre?
A partir de là, on peut se poser des questions... Pourquoi cette fin est-elle justement transformée en un symbole d'Hollywood: un happy end à deux balles [avec d'ailleurs une chanson ultra niaiseuse des Pixies (je tiens à m'excuser auprès du fan club des Pixies)]? Comment toute une équipe de professionnels et surtout comment un mec comme Fincher (qui a quand même magistralement réussi Seven) puisse faire un film aussi incohérent que Fight Club?! Pourquoi entend on le rire moqueur de Tyler quand on lance le DvD? Peut être que c'est nous les singes de l'espace... Peut être que c'est nous, et non Marla, qui nous faisons baiser par Tyler pendant tout le film... Peut être que tout est un énorme canular... Un énorme canular destructeur et dangereux car très mal interprété.

Use soap
Tout d'abord je tiens à te dire que ta critique est très joliment écrite! Je ne suis par contre pas tout à fait d'accord avec certains points que tu soulèves. Voila mon avis, je vais essayer de rester objectif, ma critique sera surement moins agréable à lire que la tienne je l'admet mais elle sera surtout plus expéditive:
Commençons par le scénario:
Point fort de l'œuvre, le scénario de Fight Club est la première chose sur lequel j'aimerais revenir. Le fait est que les gens retiennent du film la partie centrée sur la création du Fight club et du "projet Chaos" (yeaaaaah!), soit la collaboration entre Tyler et le personnage qu'incarne Norton or, d'après moi, de nombreux indices laissent percevoir qu'il s'agit surement plus d'une critique de ce mode de pensée que d'une mise en valeur. Je m'explique:
Déjà l'évolution de l'histoire: on sait que, généralement, toute la morale d'un film tient dans sa fin (ou du moins dans sa dernière partie) or celui ci se termine avec le personnage principal se rendant compte de la gravité de ses actes et cherchant désespérément à tout stopper. De plus on remarque que ce dernier prétend aussi à une relation amoureuse avec Marla à la fin du film. On peut donc penser que le message serait contraire à tout ce Tyler a déblatéré pendant 2h ("On est une génération d'hommes élevés par des femmes. Je ne suis pas sûr qu'une autre femme soit la solution à nos problèmes" pour le final entre autres).
De plus, la référence au nazisme est indéniable: déjà par le mode de fabrication du savon à partir de graisse humaine, par la propagande abusive "vous n'êtes pas un flocon de neige merveilleux" etc... Tyler, sorte de Führer, en vient à se créer une armée en réutilisant exactement les moyens qu'il dénonce (par exemple il critique ouvertement la publicité et réutilise ses procédés à ses fins...).
C'est par là je pense que les critiques ont jugés ce film "dangereux", car, même derrière la morale présente à la fin, les gens retiennent l'aspect destructeur et donc le film ressemble énormément à ce qu'il veut dénoncer. De la même manière que Taxi Driver (des gens ont applaudi l'acte de Travis lors de la scène finale pendant la première, ce qui attrista Scorsese et Schrader présents dans la salle), FC fut très mal compri par le public et fit ressortir le caractère anarchiste et limite fasciste de chacun -d'ailleurs de vrais Fight Club auraient étés ouverts après la sortie du film, tout comme un fan de Taxi Driver à vraiment essayer de tuer un homme politique après avoir vu le film-. Je reviendrai sur ce point à la fin...
Bon maintenant passons à ce que je reproche au film en lui même:
Le principal point que je souhaite appuyer c'est, comme dit précédemment par ce cher Katarn, le décalage énorme entre le fond et la forme du film. Le film parle d'un rejet de l'évolution actuelle de notre société et de son modèle économique, d'une sorte de retour aux sources (la sexualité bestiale est d'ailleurs très présente)... David Fincher nous livre une mise en scène bourrée d'effets numériques, de plans séquences complexes, une photos très travaillée (le glauque aussi se travaille)... Bref tout un tas d'aspects totalement contradictoires avec ce que prône le film à savoir un rejet de ces moyens justement.
Tu parles de Brad Pitt qui ruine son image de playboy alors que celle ci n'a jamais été autant stylisée (mention spéciale d'ailleurs à Jeff Cronenweth qui a superbement réussi à éclairer le corps de statue Grecque de l'acteur dans les plans de nu). Cette image est, par contre, conforme à celle que le roman original à voulu donner: celle d'un meneur charismatique (hein führer)... Bref ce qui me dérange c'est le fait que ce soit Brad Pitt, LE cover boy de ces dernières années qui nous récite des discours comme "la télé nous a tous fait croire qu'on deviendra des acteurs de cinéma, des rock star...". Je suis d'accord sur le fait que le personnage soit très intéressant mais c'est le choix de l'acteur qui me déplait (Brad Pitt n'est pas le seul acteur charismatique sur Terre) et qui me relance sur l'idée de l'incohérence et de la commercialité étouffante du projet. Tu dis qu' "il représente ici le contraire de l'idéologie hollywoodienne", au contraire on est en plein dedans! Il y longtemps que Hollywood -et Brad Pitt d'ailleurs- ont compris que l'image du blondinet jeune premier n'est plus à la mode. Ma pensée est de plus renforcée par le fait que Brad Pitt n'a absolument pas abandonné son image de playboy après le film (si il l'avait fait, encore on aurait pu y croire). Bref voila mon gros reproche à FC: on ne peut pas faire un film plus Hollywoodien. J'aurais surement beaucoup aimé ce film si je l'avais découvert dans un tout petit festival, loin de toute influence de grands studio, si j'avais découvert un film à l'image sale, sans starlettes à la noix, un film qui dérange vraiment, dont la forme est en adéquation avec ses propos mais là non.
Au final Fight Club est une oeuvre ultra commerciale (présence de stars, mise en scène à la mode, caractère anarchiste très en vogue chez le public -principalement composé de pré-ados en crise d'ailleurs-...) rejetant la commercialité, un film anticonformiste qui "voudrait remercier le jury des oscars", un film esthétique qui voulait "détruire quelque chose de beau" bref une grosse incohérence.
Il y a quand même quelque chose qui me chiffonne: pourquoi avoir changé la fin du livre?
A partir de là, on peut se poser des questions... Pourquoi cette fin est-elle justement transformée en un symbole d'Hollywood: un happy end à deux balles [avec d'ailleurs une chanson ultra niaiseuse des Pixies (je tiens à m'excuser auprès du fan club des Pixies)]? Comment toute une équipe de professionnels et surtout comment un mec comme Fincher (qui a quand même magistralement réussi Seven) puisse faire un film aussi incohérent que Fight Club?! Pourquoi entend on le rire moqueur de Tyler quand on lance le DvD? Peut être que c'est nous les singes de l'espace... Peut être que c'est nous, et non Marla, qui nous faisons baiser par Tyler pendant tout le film... Peut être que tout est un énorme canular... Un énorme canular destructeur et dangereux car très mal interprété.

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Fred- Nombre de messages: 11
Date d'inscription: 28/02/2008
Re: Fight Club
Pourtant, je réfute l'idée que "Fight Club" soit un film complètement hollywoodien. Car sa fin (je ne connais pas celle du livre d'ailleurs) n'est pas un "happy end" car Tyler gagne : les buildings sont bien détruits malgré sa "mort". Après, reste à savoir si le film critique ou prône ce mouvement "retour aux sources".
Alors, oui, "Fight Club" est contradictoire (que ce soit dans sa mise en scène ou dans son objectif) mais c'est de là que vient l'un des intérêts du film (en tout cas, c'est ce que je pense) : on recherche le but de l'oeuvre, ses objectifs et comment il essaye de les accomplir.
"Fight Club" est un film ultra-complexe, et je ne pense pas que l'on devrait le prendre comme un défaut.
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Alegas- Nombre de messages: 557
Age: 18
Localisation: Nantes
Date d'inscription: 15/12/2007
Re: Fight Club
Ce que tu dis me pousse à aller un peu plus loin dans ce que j'ai dit précédemment. Pour cela je voudrais revenir, comme tu le fais, sur le final (donc si vous n'avez pas vu le film cachez vous les yeux). Celui ci est, dans sa forme en tout cas, un happy end vraiment typique (le personnage de Norton trouve l'amour, on a le droit à une musique "lyrique" crescendo, un plan d'ensemble s'éloignant du couple...) et ce que tu dis sur le fait que Tyler gagne est un point intéressant qui renforcerait mon idée de contradiction. De plus une certaine image est inserrée (de manière à ce que tout le monde la voit et la comprenne...) et brise l'harmonie parfaite de cet ending -qui n'est donc pas vraiment un happy end comme tu l'as dit-. Tyler ne serait pas vaincu, [Il aurait peut être même eu le film entre le mains... Peut être même que B.Pitt et E.Norton seraient le chat et la souris parlant avec des voies de stars et nous on serait les enfants] et donc le message du film résiderait effectivement dans sa partie centrale.
Je rejoins maintenant le 1er paragraphe de ma critique, pourquoi les gens n'ont retenu que le passage du FC et du projet chaos? Pourquoi les gens n'ont retenu que l'autodestruction, le sexe à l'état brute ("C'est pas de l'amour, c'est du baisodrome") et le fascisme? Sans doute car il appui sur un point important qui touche notre génération. Peut être que Tyler est en fait en chacun de nous.
On peut remarquer que le film fait ressortir les valeurs contraires à ce que nos parents nous ont inculqués grâce à l'éducation, soit des valeurs immorales, interdites (violence -destruction- et sexe principalement) mais présentes en chacun (et là je pense à ceux devant leur pc "Ah nan, pas moi!" Avoue que t'as au moins une fois eu envie de détruire un château de sable juste comme ça). C'est peut être de ça que voulait parler Thibaut "Faut bien avouer que y a des moments qui font un peu pour ados pré-pubères et dégénérés !" car l'adolescence (et surtout pour notre génération) est le moment ou l'on remet en question toutes ces valeurs ("Je fume si je veux, tu me donne pas d'ordre!") et on souhaite acquérir une certaine liberté d'agir et de penser ("J'veux un scooter!"). C'est là qu'on peut trouver le choix de BP intéressant car il est justement l'idole de notre génération d'adolescents: un mec possédant toutes les qualités admises (beau, riche, talentueux...).
FC touche donc un point sensible et c'est là que l'on peut dire que le film rejoint une certaine forme de secte (forme, ironiquement, complètement assumée). Cette ultime image prouverait peut être bien que la dernière partie du film n'était en fait là que pour faire passer la pilule et que l'important est bien ce que nous montrait la partie précédente.
D'un autre coté il y a tout ce que j'ai dit précédemment à savoir les aspects contradictoires du film, j'en ai déjà cité pas mal (on peut aussi parler de Tyler en lui même qui contrôle les esprits des autres alors qu'il ne contrôle même pas le sien [voir le film paradoxal, grâce a ce dernier on comprend vraiment tout de la schizophrénie]) et qui me font fortement penser que toute la partie principale (et donc le message du film puisque la fin renvoi à celle ci) est en fait très fortement ironique.
Au fond, comme je l'ai dis à la fin de ma précédente analyse, je pense que ce film est une énorme "farce" (propos d'ailleurs utilisé par Fincher en personne à propos de l'œuvre), on ne sait pas trop où il veux en venir, il dénonce ce qu'il montre, il ne débouche nul part... Le problème pour moi c'est cet aspect à la fois grand public et très difficilement accessible car beaucoup de gens ne vont pas au cinéma pour réfléchir et prennent tout au 1er degré et je pense que c'est pour ça que les critiques trouvent le film dangereux.
Pour moi Fight club est génial, Fight club est raté.
Je rejoins maintenant le 1er paragraphe de ma critique, pourquoi les gens n'ont retenu que le passage du FC et du projet chaos? Pourquoi les gens n'ont retenu que l'autodestruction, le sexe à l'état brute ("C'est pas de l'amour, c'est du baisodrome") et le fascisme? Sans doute car il appui sur un point important qui touche notre génération. Peut être que Tyler est en fait en chacun de nous.
On peut remarquer que le film fait ressortir les valeurs contraires à ce que nos parents nous ont inculqués grâce à l'éducation, soit des valeurs immorales, interdites (violence -destruction- et sexe principalement) mais présentes en chacun (et là je pense à ceux devant leur pc "Ah nan, pas moi!" Avoue que t'as au moins une fois eu envie de détruire un château de sable juste comme ça). C'est peut être de ça que voulait parler Thibaut "Faut bien avouer que y a des moments qui font un peu pour ados pré-pubères et dégénérés !" car l'adolescence (et surtout pour notre génération) est le moment ou l'on remet en question toutes ces valeurs ("Je fume si je veux, tu me donne pas d'ordre!") et on souhaite acquérir une certaine liberté d'agir et de penser ("J'veux un scooter!"). C'est là qu'on peut trouver le choix de BP intéressant car il est justement l'idole de notre génération d'adolescents: un mec possédant toutes les qualités admises (beau, riche, talentueux...).
FC touche donc un point sensible et c'est là que l'on peut dire que le film rejoint une certaine forme de secte (forme, ironiquement, complètement assumée). Cette ultime image prouverait peut être bien que la dernière partie du film n'était en fait là que pour faire passer la pilule et que l'important est bien ce que nous montrait la partie précédente.
D'un autre coté il y a tout ce que j'ai dit précédemment à savoir les aspects contradictoires du film, j'en ai déjà cité pas mal (on peut aussi parler de Tyler en lui même qui contrôle les esprits des autres alors qu'il ne contrôle même pas le sien [voir le film paradoxal, grâce a ce dernier on comprend vraiment tout de la schizophrénie]) et qui me font fortement penser que toute la partie principale (et donc le message du film puisque la fin renvoi à celle ci) est en fait très fortement ironique.
Au fond, comme je l'ai dis à la fin de ma précédente analyse, je pense que ce film est une énorme "farce" (propos d'ailleurs utilisé par Fincher en personne à propos de l'œuvre), on ne sait pas trop où il veux en venir, il dénonce ce qu'il montre, il ne débouche nul part... Le problème pour moi c'est cet aspect à la fois grand public et très difficilement accessible car beaucoup de gens ne vont pas au cinéma pour réfléchir et prennent tout au 1er degré et je pense que c'est pour ça que les critiques trouvent le film dangereux.
Pour moi Fight club est génial, Fight club est raté.

Fred- Nombre de messages: 11
Date d'inscription: 28/02/2008
Re: Fight Club
Raté ne serait pas le mot juste, je pense que "Fight Club" est juste un film incompris (voire peut-être même incompréhensible, qui sait ?).
J'ai avec moi quelques réactions de critiques vis-à-vis du film. Ainsi, GEAR MAGAZINE disait : "Fight Club s'insurge contre l'hypocrisie d'une société qui nous promet sans cesse l'impossible : la gloire, la beauté, la richesse, l'immortalité, l'absence de douleur. Cela aboutit à Fight Club. Une plongée implacable et vertigineuse dans la peur typiquement masculine de perdre le contrôle, le pouvoir."
Et, encore plus pertinent, un spectateur a dit du film sur le Net : "De nombreux critiques et conservateurs ont déjà offert de longues et assassines diatribes contre la brutalité et l'intrigue anarchiste du film. Ce qui nous rappelle de façon déprimante que certaines personnes ont besoin de percevoir ce genre de message d'une façon très conformiste".
J'ai avec moi quelques réactions de critiques vis-à-vis du film. Ainsi, GEAR MAGAZINE disait : "Fight Club s'insurge contre l'hypocrisie d'une société qui nous promet sans cesse l'impossible : la gloire, la beauté, la richesse, l'immortalité, l'absence de douleur. Cela aboutit à Fight Club. Une plongée implacable et vertigineuse dans la peur typiquement masculine de perdre le contrôle, le pouvoir."
Et, encore plus pertinent, un spectateur a dit du film sur le Net : "De nombreux critiques et conservateurs ont déjà offert de longues et assassines diatribes contre la brutalité et l'intrigue anarchiste du film. Ce qui nous rappelle de façon déprimante que certaines personnes ont besoin de percevoir ce genre de message d'une façon très conformiste".
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Alegas- Nombre de messages: 557
Age: 18
Localisation: Nantes
Date d'inscription: 15/12/2007
Re: Fight Club
Une très bonne critique je dois le dire et des arguments très convaincants. Je trouve le film très bon lors de la première séance : le suspense est insoutenable du début jusqu'à la fin (même si au bout d'un moment, on peut comprendre que le personnage joué par Brad Pitt n'est peut-être pas aussi présent "physiquement" que le réalisateur laisse le croire). Mais quand on sort de la salle c'est fini. On repense à des scènes qui ne sont finalement que "merdiques". Le terme est fort mais ce n'est que la vérité. En effet, la mise en scène est lourdre, très lourde...beaucoup trop. Les plans séquences ne montrent que la partie technique et rien d'autre, il n'y a pas de justification. David Fincher veut montrer qu'il sait tout faire...oui mais là c'est de trop. On se souvient de "Seven" : la mise en scène est classique mais cela est en totale opposition avec le scénario. Fincher voulait un grand film, divertissant...c'est le cas. Un film holywoodien qui ne reprend que les codes d'un cinéma industriel : actions, effets spéciaux, acteurs connus...trois ingrédients importants pour l'économie du film. Plus il rapporte, plus les producteurs sont heureux. Le scénario est bâclé ? : on s'en fou du moment que la tune rentre en caisse. Un procédé qui me fait gerber. Un film qui aurait pu être magnifique. Je dis bien, aurait pu.

Maxime L.- Nombre de messages: 294
Age: 18
Date d'inscription: 17/11/2007

Re: Fight Club
Revoilà notre bon Bobby et ses critiques négatives de films cultes ! 
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Alegas- Nombre de messages: 557
Age: 18
Localisation: Nantes
Date d'inscription: 15/12/2007
Re: Fight Club
C'est peut-être un film culte mais par pour moi xD

Maxime L.- Nombre de messages: 294
Age: 18
Date d'inscription: 17/11/2007

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